Dernières mesures gouvernementales: un impact significatif sur les prix immobiliers?

L’immobilier est typiquement un marché, ou plus exactement un ensemble de micromarchés plus ou moins en interaction, où les prix résultent d’un mécanisme classique  d’offre et de demande. Comment cette offre et cette demande et ainsi les prix immobiliers vont-ils être impactes par les annonces gouvernementales?

La demande, on ne peut l’ignorer pâtit d’une conjoncture économique à tout le moins morose même si elle bénéficie de taux de refinancement particulièrement bas. Ces deux facteurs opposés, pris conjointement, orientent doucement les prix à la baisse mais sans que l’on puisse, à proprement parler, évoquer l’éclatement d’une bulle comme on a pu le  connaitre dans d’autres pays européens.

L’offre, quant à elle, va connaitre une évolution plus lente que la demande. Elle va notamment dépendre du niveau des prix bien sûr,  mais aussi des politiques gouvernementales de soutien ou de fluidification. Si, ces dernières années, nombre de niches fiscales immobilières ont été fermées ou limitées en pratique par des décisions gouvernementales, quel impact pourrait avoir le Gouvernement sur l’offre future et, par la même, sur les prix immobiliers?

On se souvient des 20 mesures annoncées par le Président de la République pour revigorer la construction immobilière. 15 d’entre elles, déjà connues ou annoncées récemment,  légiférées par ordonnance cet été, devraient impacter dès l’automne le code de l’urbanisme.

Volontairement voulues à débours nul  pour l’Etat par notre Ministre du Logement, Mme Duflot,  elles vont, par exemple, faciliter la transformation de bureaux vacants en logements ou la surélévation de bâtiments moins élevés que la moyenne, afin de permettre une densification urbaine. Elles vont aussi aider à lutter contre les recours malveillants, parfois frauduleux, visant à freiner les délivrances de permis de construire.

Que faut-il attendre de cet arsenal  de dispositions? A notre sens, il aura un effet positif mais très mesuré et trop progressif.

On évoque certes 3,5 millions de mètres-carrés de bureaux inutilisés rien qu’en région parisienne élargie et 1.5 millions supplémentaires sur le reste de l’Hexagone ; l’enjeu est donc de taille.

L’Etat, dans le cadre de la loi du 18/01/2013, va aussi mettre sur le marché, en faveur de projets de construction de logements, et ce avec une forte décote, des terrains appartenant aujourd’hui au foncier de l’État et de ses établissements publics.

Malheureusement, en  pleine période de quasi-récession économique, on ne fait pas de miracle sans injection massive de liquidités et en en appelant uniquement à la démarche privée. Des projets qui ne seraient pas sortis de terre verront, bien sûr, le jour mais il est à craindre que l’objectif de 500 000 mises en chantier de logement par an demeure un vœu pieu pour de nombreuses années.

Au total, si les différentes variables de la demande ont une action bien établie sur les prix en les poussant doucement à la baisse, les mesures gouvernementales ne devraient avoir qu’un impact très marginal dans un futur plus ou moins proche.

Notre préconisation demeure de saisir l’opportunité de taux historiquement bas pour acheter son premier logement ou s’agrandir, tout en négociant le prix d’acquisition pour profiter d’un climat psychologique pesant.

N’hésitez ainsi pas à faire appel à votre courtier indépendant pour simuler le coût réel d’un achat immobilier.

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